Voirie communale
Un article de Patrimoine-Saint-Herblain.
Jusqu’au XIXe siècle, à mi-chemin entre le bac de Couëron qui rapproche le Pays de Retz de Nantes et l’octroi de Gigant qui contrôle l’accès des marchés de la cité ligérienne, le bourg de Saint-Herblain occupe une situation privilégiée. Campagne proche de l’agglomération urbaine proprement dite, la commune pouvait espérer de prospères débouchés pour écouler les produits de son terroir. Or, l’irrésolution de la majorité des édiles a retardé la modernisation des activités rurales pour les maintenir dans l’élevage. Par exemple, il ne fait guère de doute que si, au XIXe siècle, les laboureurs de Saint-Herblain ne se sont jamais orientés vers une production maraîchère commercialisable, ils le doivent pour une bonne part au déficit du réseau vicinal sur l’ensemble du territoire communal. Ce point de vue se trouve illustré par le dépouillement des registres des délibérations du conseil municipal. Jugeons les faits au fil des registres disponibles aux archives municipales :
Mairie d'Hippolyte, marquis de Regnon
12 mai 1829 : M. Devin cède pour 100 francs un terrain pour l’élargissement de la rue de la cure.
Mairie d'Henri Toché
10 mai 1831 : Réfection à neuf du chemin de La Gastine après l’abandon pour 10 francs par M. Brétéché de 16, 14 m pour donner 15 pieds de largeur à la route.
10 mai 1831 : Rehaussement de 18 pouces de la chaussée de La Basse-Indre.
10 mai 1831 : Réparation et mise à neuf jusqu’à La Rousselière du chemin de Pontreau
10 mai 1831 : Réparations de la rue de la cure.
19 février 1832 : Réparations urgentes du chemin n°15 de Saint-Etienne-de-Montluc à Nantes entre le Moulin-Neuf et Les Cochardières.
19 août 1832 : Autorisation de construire un petit pont au lieu-dit Le Gué du Pré de La Pâtissière sur la grande route de Couëron
Mairie de Pierre Lechat
13 novembre 1836 : Ouverture d’un chemin neuf en ligne directe pris sur les propriétés de MM. de La Tullaye et Crucy.
Mairie de Jean Durance
1er décembre 1839 : Construction du chemin de La Gastine par les hameaux de La Chaussée, La Bourgonnière, Le Moulin-des-Vignes et les Buzardières depuis Le Bourg et Le Calvaire.
9 mai 1840 : Classement du chemin du Clos-Barraud sur une longueur de 314 m qui réunit les chemins n°4 de L’Orvasserie à Roche-Maurice et n°6 de La Justice au Moulin-Neuf.
Mairie de Ferdinand Boutillier
10 octobre 1841 : Décision de porter à une largeur de 8 m, y compris les fossés, du chemin de 2e classe de Nantes à Saint-Etienne-de-Montluc par La Contrie, La Rousselière et Pend-Loup.
10 octobre 1841 : Elargissement à 7 m, y compris les fossés, du chemin du Clos-Barraud.
12 juin 1842 : Aménagement du chemin n°6 du Calvaire du Bourg entre la ferme de La Noyon au Moulin-Hérel par la route dite des Landes pour arriver au chemin n°2 du Bourg au Moulin-Neuf par La Noyon, La Joliverie et les Nossettes.
2 novembre 1842 : Elargissement à 8 m, y compris les fossés, de la grande route de Couëron de Pompierre à Roche-Maurice en passant par La Cognetterie et La Bourderie.
2 novembre 1842 : Elargissement du chemin de 2e classe de Nantes à Saint-Etienne-de-Montluc prés Le Moulin-Neuf par La Bégraisière et le chemin de La Chaussée jusqu’à la limite de La Basse-Indre.
2 novembre 1842 : Elargissement du chemin n°11 de la poste au village de La Hérissière.
12 février 1843 : Classement du chemin n°8 du Moulin-Neuf à La Hachère par La Bégraisière.
Mairie de Jean-Julien Maisonneuve
18 janvier 1845 : Classement du chemin de La Justaudière à la route de Vannes.
6 novembre 1845 : Classement du chemin n°13 par L’Aisnerie, les hameaux de La Justaudière, de La Morinière, de La Froisserie débouchant sur la route de Vannes près de Sautron entre les points kilométriques 8 et 9 après un parcours de 3 kilomètres.
Mairie de Paul Devin
28 mai 1848 : Elargissement sur une distance de 170 m du chemin n°3 de La Gastine du Bourg à La Basse-Indre dans sa partie comprise entre la limite de La Basse-Indre et La Chaussée.
16 juillet 1848 : Enquête de concorde chez le sieur de La Rabbine sur l’opportunité de céder par échange avec M. de Tollenare 2 ares 87 centiares contre un acte de 5 centiares pour la confection du pont de Pompierre.
20 janvier 1850 : Classement du chemin vicinal qui descend le long du mur de la cure jusqu’à la place de l’église jusqu’au point d’intersection avec le chemin de grande communication de La Basse-Indre à La Chapelle-sur-Erdre.
20 janvier 1850 : Classement en chemin de grande communication de la route allant de La Basse-Indre à La Chapelle-sur-Erdre dans la partie traversant la commune de Saint-Herblain à partir de la route de Vannes par La Gournerie en franchissant le ruisseau de La Chézine, par les villages de La Rousselière, de La Rivaudière, de La Porchellerie et des Buzardières, pour rejoindre les chaussées de Saint-Herblain et de La Basse-Indre.
20 janvier 1850 : Classement en chemin de grande communication de la route de Nantes à Couëron du Pont de Gigant par La Ville-en-Bois, La Tourmelière, Le Richolet, Pompierre, Saint-Herblain (partie du Bourg), Le Marais-Evrais, La Salle, Le Bossis et Couëron
Mairie de Jean-Louis Berthelot
20 février 1853 : En considération du travail réalisé par l’agent voyer Ballan pour la construction du pont situé sur La Chézine entre les villages de La Cruère, de La Bénetière et divers, le conseil municipal, reconnaissant que ce pont est de la plus grande utilité, décide, à l’unanimité, qu’il s’appellera Pont-Ballan.
Mairie d'Alexandre Turpin
29 mai 1870 : Achat de terrains nécessaires à l’élargissement du chemin n°15 de moyenne communication de Saint-Etienne-de-Montluc à Nantes.
25 juin 1871 : Elargissement du chemin de moyenne communication de Saint-Etienne-de-Montluc à Nantes.
26 août 1877 : Classement du chemin de Basse-Indre à Nantes en chemin d’intérêt communal.
Mairie d'Humbert Maillard de La Gournerie
9 mars 1884 : Exécution et classement en chemin vicinal du chemin n°1 de La Porchellerie au Bourg.
26 mai 1889 : La chaussée n°34 devient le chemin n°107 classé de grande communication et prend la désignation chemin de Basse-Indre et de Pompierre à Nantes.
26 mai 1889 : Le chemin de moyenne communication n°15 de Saint-Etienne-de-Montluc à Nantes est classé chemin de grande communication et prend le n°101.
28 mai 1899 : Construction d’un ponceau entre le chemin de La Joliverie et celui du Pas-Vermeau.
Mairie d'Eugène Maillard de La Gournerie
27 novembre 1921 : Construction du chemin n°2 de la route du Vigneau à l’embranchement de Pied-Sec.
28 juin 1925 : Achèvement du chemin rural n°2 de La Joliverie à la route du Moulin-Hérel.
29 juillet 1934 : Goudronnage dans la partie qui traverse Saint-Herblain du chemin vicinal n°9 de Chantenay au Pont-du-Cens.
29 juillet 1934 : La chaussée de Basse-Indre est classée en zone non constructible sur une profondeur de 3 à 4 m.
Mairie d'Alfred Corlay
16 mars 1945 : Le conseil municipal décide de construire les chemins de L’Aurevière, des Vallées, du Clos-Siban, de La Dutée, du Moulin-Neuf à La Joliverie, de La Syonnière, de La Moquelière à La Bergerie, de La Rabotière à La Mare-Noire, de La Morlière prolongée près du Vigneau, de La Juiverie, de La Johardière, de La Durantière, de La Morinière, de L’Angevinière et de La Maison Blanche à la Crémetterie.
10 février 1946 : Reconnaissance du chemin n°14 vers L’Orvasserie.
10 août 1947 : Réfection du chemin n°6 de La Branchoire à La Crémetterie.
16 novembre 1947 : Reconnaissance de La Botardière.
16 novembre 1947 : Reconnaissance du chemin n°6 de La Branchoire à La Crémetterie
16 novembre 1947 : Reconnaissance du chemin des Thébaudières à La Bouvernière.
25 janvier 1948 : Reconnaissance du chemin de La Syonnière qui prend le n°21.
11 novembre 1948 : Le chemin de La Botardière reçoit le n°20.
19 février 1950 : Réfection du chemin n°20 vers La Botardière.
Cette énumération qui débute sous le règne de Charles X pour s’achever sous la IVe République, et la présidence de Vincent Auriol, ponctue les actes de l’administration municipale dans le domaine essentiel de l’aménagement de l’espace. Les évolutions de la voirie communale se calquèrent, durant de longues années d’économie rurale, sur les décisions prises à deux niveaux : la loi à l’échelon du pays et les engagements financiers de l’assemblée départementale. Cependant, le volontarisme de certains maires aura été déterminant pour faire évoluer le cours des choses.
