Hameau de la Bernardière

Un article de Patrimoine-Saint-Herblain.

Le hameau de la Bernardière a connu des bouleversements importants au cours des siècles, dont il conserve un certain nombre de vestiges.

Une maison noble, dite « manoir de Barbotin », y a été bâtie au XV ou XVIe siècle. La famille Bernard, un temps propriétaire, donna son nom au hameau. Le logis, ruiné, fut lourdement restauré dans les années 80, comme d’autres édifices faisant partie de la propriété. L’ensemble a récemment fait l’objet d’une nouvelle rénovation d'ensemble, et de l’adjonction de constructions neuves à usage de logements.

Le manoir de Barbotin en 2006 (photo CAUE de Loire-Atlantique).
Le manoir de Barbotin en 2006 (photo CAUE de Loire-Atlantique).

A proximité sont implantées deux maisons, une petite ferme du XIXe siècle et une maison plus ancienne. Cette dernière possède des éléments architecturaux (pignon débordant de la toiture, porte à linteau cintré) qui indiquent une construction du XVI ou du XVIIe siècle. Elle montre aussi des modifications plus récentes (extension vers la rue, nouvelles lucarnes, nouvelles fenêtres…).

Un puits ancien et un arbre rappellent le caractère d’espace de communs de la partie centrale du hameau d’origine.

Métairie du XIXe siècle (photo CAUE de Loire-Atlantique).
Métairie du XIXe siècle (photo CAUE de Loire-Atlantique).
Maison ancienne rénovée (photo CAUE de Loire-Atlantique).
Maison ancienne rénovée (photo CAUE de Loire-Atlantique).
Le puits commun (photo CAUE de Loire-Atlantique).
Le puits commun (photo CAUE de Loire-Atlantique).











La Bernardière présente aussi les traces d’une propriété plus récente que le manoir. Son logis a aujourd’hui disparu, ainsi que son jardin à la française auquel donnait accès une allée d’honneur bordée d’arbres. L’allée subsiste, ainsi que des piliers de portail et quelques restes de murs. De vastes écuries « en L » formaient l’angle nord-ouest du jardin. Elles sont aujourd’hui conservées et ont été réhabilitées en bureaux.

A la place du logis disparu et de son parc, un lotissement est venu dans les années 80 offrir un cadre de vie aux anciens habitants du « Camp Blanchard ». Ce camp de prisonniers allemands de la Première Guerre mondiale, devenu cité ouvrière dans les années 20 puis lotissement à caractère social, fut détruit au début des années 80.


Le portail à piliers et l'allée d'honneur (photo CAUE de Loire)-Atlantique).
Le portail à piliers et l'allée d'honneur (photo CAUE de Loire)-Atlantique).
Les anciennes écuries réhabilitées (photo CAUE de Loire-Atlantique).
Les anciennes écuries réhabilitées (photo CAUE de Loire-Atlantique).